Gonzalo ARANGO

Né à Antioquia (Andes colombiennes), Gonzalo Arango est le benjamin d’une famille conservatrice de treize enfants. Il fait des études secondaires puis entre à l’Université d’Antioquia pour étudier le droit, qu’il abandonne au bout de trois ans. _ Dans un style provocateur, scandaleux et dur, il a réussi à donner une résonance nationale au Nadaïsme.
Il commence en tant que critique de littérature dans le journal El Colombiano et fait partie de l’Assemblée nationale constituante en tant que suppléant. En 1953, il rejoint le Mouvement d’action nationale, alors dirigé par l’ancien président général Gustavo Rojas Pinilla. Après la chute de ce dernier, Arango est contraint de quitter Medellin et de se réfugier à Cali, où il se consacre au plus grand travail de toute sa vie : le Nadaïsme. La première expression de cette idéologie a été révélée en 1958 dans son « Manifeste nadaïste ».
En fait, plus que le contenu même de son écriture, qui n’a conduit qu’à une renommée nationale, ce sont les actes organisés pour faire connaître son mouvement : incendies symboliques, sacrilèges dans la Cathédrale de Medellin, etc.
Symboliquement, ses moines (c’est ainsi qu’il dénommait ses frères d’arme) ont brûlé ce « Prophète des Andes » à deux reprises : la première sur le pont d’Ortiz à Cali en 1963, parce qu’Arango avait dénoncé le Nadaïsme comme un désespoir nihiliste et défaitiste, et à une autre occasion en 1968 lorsqu’il fit l’apologie du président Carlos Lleras Restrepo en tant que poète. Comme journaliste, Gonzalo Arango a collaboré au New Press (1963-1964), au journal El Tiempo (1968-1969) et au magazine Cromos (1966-1967). Il écrivait aussi parfois dans Corno Emplumado (Mexique) et dans Zona Franca (Venezuela). Avec Jaime Jaramillo Escobar, il publie huit numéros de la revue Nadaísmo 70. Gonzalo Arango Arias meurt dans un accident de la route à Tocancipá (Cundinamarca).

Bibliographie

Essais
Primer Manifiesto Nadaísta (« Premier Manifeste Nadaïste »), 1958.
Los Camisas Rojas (« Les Chemises rouges »), 1959.
El Manifiesto de los escribanos católicos (« Le Manifeste des écrivains catholiques »), 1961.
El Mensaje a los académicos de la lengua (« Message aux académiciens de la langues »), 1962.
Prosas para leer en la silla eléctrica (« Prose à lire sur la chaise électrique »), 1966.
El Terrible 13 Manifiesto Nadaísta (« Le 13 terrifiant 13 Manifesta Nadaïste »), 1967.
Boom Contra Pum Pum (« Boum contre Poum Poum »), 1967.
El Oso y el Colibrí (« L’ours et le colibri »), 1968.
Obra negra (« L’Œuvre noire »), 1974 (première édition ; deuxième édition en 1993 et troisième en 2016).

Contes
Sexo y saxofón (« Sexe et Saxophone », 1963.
Providencia (« Providence »), 1972.

Théâtre
Nada bajo el cielorraso, HK 111 (« Rien sous le plafond du ciel »), 1960.
Los ratones van al infierno y La Consagración de la Nada (« Les Souris vont en enfer » et « La Consécration du néant »), 1964.

Mémoires
Memorias de un presidiario nadaísta (« Mémoire d’un détenu nadaïste »), 1991.

Correspondance
Correspondencia violada (« Correspondance violée »), 1980.

les ouvrages de cet auteur :


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